Artiste-peintre
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Littérature

Je ne suis pas un écrivain professionnel mais une intellectuelle (par métier) qui s’est toujours beaucoup intéressée à la psychologie et spécialement à la psychanalyse. Que les spécialistes me pardonnent, mais elle est un inestimable instrument de compréhension dont j’aime me servir !

Et je suis aussi une artiste qui s’intéresse particulièrement aux mystères de la création : pourquoi devient-on écrivain ou peintre ? Et comment l’œuvre exprime-t-elle, souvent à son insu, ce qu’est le créateur ?
La lecture psychanalytique des œuvres et des auteurs est certes toujours discutée mais aussi toujours pratiquée. Devrais-je m’en priver ?
Mes études sur les auteurs m’ont révélée la « folie » qui est à l’origine de toute grande création.

Et je mettrais volontiers en exergue la belle formule d’André GREEN « L’écriture présuppose une plaie et une perte, une blessure et un deuil, dont l’œuvre sera la transformation visant à les recouvrir par la positivité fictive de l’œuvre », car quelque créateur que j’aie choisi, j’ai toujours trouvé cette blessure. Mais aussi les moyens de se recréer au-dessus d’un abîme : toutes les blessures ne font pas des génies, elles font plus souvent des psychopathes. Mais sinon, quels génies!

Sollicitée ces dernières années pour participer à un groupe de littérature, j’ai eu l’occasion de mettre en forme mes réflexions sur ces sujets qui me tiennent à cœur. Elles ont été appréciées.

J’aimerais donc les partager avec d’autres personnes, vous les trouverez dans cette page.

Magda Szabó : La Porte

L’auteure décrit une expérience étonnante, détonante même, qu’elle ne comprend pas ! Garantie d’authenticité !

L’introduction du roman est un rêve butoir, rêve d’échec de l’auteure, sans rapport apparent avec le récit : elle est en danger devant une porte qu’elle ne parvient pas à ouvrir. Reprise du même rêve en conclusion. A ce stade, le sens est un mystère pour nous. On verra sa raison d’être à la fin.

Ensuite, tout le roman sera l’histoire d’une femme de ménage : EMERENCE.

Celle-ci a des comportements surprenants, opposés à ceux que l’on considère comme normaux chez une employée de maison et même chez chacun d’entre nous.

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Kant, « supporter » de l’art contemporain ?

Le beau est la qualité qui distingue un objet d’art d’un objet utilitaire, même si celui-ci peut avoir des qualités esthétiques. Plus exclusivement encore depuis que l’art est entré dans les musées et ne sert plus qu’à être contemplé.
Cependant ce BEAU est impossible à définir. Les philosophes s’y sont usé la matière grise et la meilleure définition, il me semble, qu’ils aient trouvée est celle d’Emmanuel KANT.

Les Anciens Grecs avaient essayé de lui donner un contenu : il liait le beau à l’harmonie des proportions, la « règle d’or » en est l’expression, mais c’est insuffisant et limitatif. KANT définit le beau comme : « ce qui plaît universellement sans concept ». « sans concept » : en fait, il ne se définit pas, il s’éprouve.

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Victor Hugo : « Aux premiers jours du Monde… »
Un magnifique poème méconnu

Ce très beau poème est en effet trop peu connu : peut-être n’a-t-il pas la place qu’il mérite dans « LES CONTEMPLATIONS ».
Il est le dernier d’une suite de neuf, intitulée « LES MALHEUREUX ». Ces poèmes relatifs à la souffrance et au mal, sont parfois longs, verbeux et assez flous du point de vue philosophique. Il méritait d’être seul et aurait très bien pu inaugurer « LA LÉGENDE DES SIECLES ».
C’est l’apothéose d’une suite qui illustre cette idée : le vrai malheur, ce n’est pas la pauvreté, la maladie, la mort : c’est le péché, le mal.
Je me suis permis de l’isoler de l’ensemble dont il est la conclusion. D’habitude, c’est une faute : respecter l’intention de l’auteur est impératif. Mais je n’ai rencontré personne qui le connaisse. Je désire donc lui restituer sa valeur, montrer sa signification profonde et universelle, sa force et sa beauté.

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Stefan Zweig – Le plus public des écrivains, le plus secret des hommes publics

STEFAN ZWEIG, pour la complexité de son caractère et ses dispositions extrêmes et parfois contradictoires, me semble damer le pion à tous les créateurs que j’ai présentés jusqu’ici.

Je ne résiste pas, malgré les difficultés, à la tentation de l’analyser. D’ailleurs, curieusement, malgré l’intérêt du personnage, je ne vois pas qu’on ait tenté de le faire. Sans doute parce que, si l’avenir psychologique d’un être humain se décide durant les toutes premières années de sa vie, nous ne savons rien ou presque de sa petite enfance. Elevé dans la nursery, à l’écart des activités de ses parents, il est fait par ses rapports avec des employées : nourrice et gouvernantes. Or de cela, on n’écrit rien.

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